Waris Dirie | Fleur Du Désert

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Hier sortait sur nos écrans le film “Fleur du Desert”, biopic qui retrace la vie de Waris Dirie. Tiré du Best-Seller “Desert Flower, The Extraordinary Journey of a Desert Nomad par Waris Dire, autobiographie publiée en 1998.

Née dans un camp nomade en Somalie, Waris qui signifie “Fleur du désert” en Somali (langue du pays) s’échappe à l’âge de 13 ans pour ne pas être mariée à un berger d’une soixantaine d’années. Après une longue traversée du désert et quelques temps passés à Mogadiscio, elle se retrouve à Londres où elle est repérée par le célèbre photographe Terence Donovan. Débute alors pour la Fleur du désert une fulgurante carrière de mannequin: argent, célébrité, tout lui réussi et pourtant la vie de Waris est loin de l’image simpliste qui en est faite à l’époque: Du désert aux podiums internationaux.

En effet ce film retrace les débuts du célèbre mannequin mais surtout le passage le plus douloureux de sa vie: l’excision. Waris sera une des premières femmes à parler des mutilations génitales féminines, dont elle a fait l’objet comme des millions de femmes en Afrique et dans le monde.

Elle devient ambassadrice de bonne volonté à l’ONU jusqu’en 2003 sur la demande de Koffi Annan. Elle a depuis créé sa propre fondation “Desert Flower Foundation” et participe aussi activement à la fondation de l’entreprise Pinault-Printemps-Redoute pour la Dignité et les Droits des Femmes. La France lui remet en 2005 la médaille de chevalier de la Légion d’Honneur.

Liya Kebede interprète le rôle de Waris à merveille, au-delà de sa beauté, son jeu d’actrice est remarquable. D’origine éthiopienne, la vie de Liya est loin de celle de Waris, elle a réussi à se fondre dans le personnage pour nous faire rire et pleurer tout au long du film. Un grand Bravo!

Ce film est poignant, triste et douloureux, car on ne peut s’empêcher de penser que dans ce monde de nombreuses petites filles deviennent femmes dans la douleur. Dans certaines cultures ou esprits être femme c’est souffrir! Pourquoi? Pourquoi? En tant que femme ce qui m’attriste le plus c’est de savoir que ce sont d’autres femmes qui font subir cela à d’innocentes petites filles, et surtout à leur propre fille.

Si pour certaines, le combat quotidien est celui de la liberté d’être femme pour d’autres le combat est celui de ne plus souffrir, de ne plus subir les atrocités qui sont dictées par des hommes et à mon plus grand désespoir perpétrées par des femmes. Dans l’intérêt de qui? Dans celui de ces mêmes hommes pour qui une femme n’est rien d’autre qu’un objet, une esclaves, sans valeur, sans cœur, sans âme! Waris Dirie, Fatima Siad, (et feue Katoucha Niane.) … nombreuses sont les femmes qui ont été mutilées et qui combattent l’excision et les violences faites aux femmes.


Verrons nous la fin de ces coutumes qui sont pour la majorité faites au nom de la religion? Nulle part dans le coran il est fait mention de l’excision, on ne peut croire en Dieu et faire souffrir une femme, celle qui donne la vie, celle qui aime, celle qui est pour moi “La Vie “tout simplement. Le plus beau de nos combats est bien celui contre la souffrance des femmes quelle qu’elle soit.


Liya Kebede, Waris Dirie & Soraya Omar-Scego (interprète de Waris jeune dans le film)


Desert Flower Foundation

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