Soutenez la diffusion du cinéma au Sénégal avec le Festival Afrikabok

Pour sa 8ème édition, le festival Afrikabok, premier festival de cinéma d’animation au Sénégal, dressera du 25 février au 11 mars 2016 à nouveau son écran gonflable tout au long de la vallée du fleuve Sénégal.

 

Ce festival est à l’iniative d’Afrikabok, une association spécialisée dans les projections de films en plein air.

Sous la direction de Bruno Ventura, initiateur de ce festival, depuis 2009, l’association organise des séances de cinéma pour les populations isolées de la région du fleuve Sénégal. Premier festival itinérant de cinéma en plein air au Sénégal, l’équipe sillonne la vallée du fleuve Sénégal de Agnam Lidoube à Saint-Louis.

Ce festival, qui en est à sa 8ème édition, se déroulera du 25 février au 11 mars 2016.

Après une présentation le long de la vallée du fleuve Sénégal, il s’étend désormais à d’autres régions et en particulier en pays sérère du 1er au 15 novembre 2016 avec les villes de Kaolack, Fatick, Foundiougne, et bien d’autres. Consulter le calendrier pour plus de détails.

Les objectifs d’Afrikabok :

  • Apporter le cinéma dans les campagnes
  • Diffuser un message éducatif relatif au Paludisme, au Diabète et au VIH Sida
  • Valoriser les arts et les traditions populaires
  • Sensibiliser les enseignants et les élèves au cinéma, au patrimoine culturel.

 

Multipliant les escales, la caravane du cinématographe longera le cours du fleuve, de Thilogne à Saint-Louis, faisant escale dans les villes et les villages.

Le parcours du festival va suivre le fleuve, véritable entité qui façonne la vie sociale des populations, et faire découvrir à nouveau le cinéma en plein air aux populations de l’ile à Morfil qui eurent la joie d’assister aux projections en février 2014 ET 2015.

Au fil du temps, au fil du fleuve, ces images d’ailleurs apporteront les nouvelles d’un monde encore lointain, et pourtant si proches grâce au langage de l’image.

S’ouvrant sur un monde transformé, les riverains du fleuve, principaux concernés, ont soif de culture et de reconnaissance.

 

Crédit photo willtravellife.com

 

Le choix de l’itinérance du Festival Afrikabok n’est donc pas fortuit.

Parcourant ces territoires en y apportant des images, le Festival souhaite aussi mettre en valeur les richesses culturelles de ces populations, conviant à chaque escale les détenteurs du patrimoine culturel à participer à la fête, à rassembler les villageois autour de « leur » patrimoine.

L’implication de tous les opérateurs institutionnels et économiques intervenant dans cette région est particulièrement sollicitée pour que les objectifs du festival soient atteints.

Ce festival souhaite apporter et véhiculer l’image animée aux populations qui en sont le plus souvent privées en se basant sur les outils du cinéma itinérant.

Il mobilise et implique les populations, les publics, les artistes dans la réalisation d’actions participatives, où les différentes communautés sont invitées à fêter chaque escale de la tournée ensemble, autour des films d’abord, mais aussi de griots, de danseuses, de conteurs, de troupes et d’ensembles traditionnels.

 

 

LA LUTTE CONTRE LE PALUDISME ET LE DIABETE, EDUCATION ET SANTE

La diffusion de la série Buzz & Bite, de Firdaus Kharas, qui met en scène deux moustiques et s’accompagne de nombreux messages vise à promouvoir les bons comportements en matière de lutte contre le paludisme.

Traduite pour l’occasion en Pular, Wolof, Seerer et Diola, elle s’accompagne de la distribution de moustiquaires imprégnées tout au long du Festival. Une illustration de la vocation du festival d’intervenir dans des actions de sensibilisation sur le plus grand fléau en terme de santé publique au Sénégal.

Une information sur le diabète est également diffusée sur l’écran sous la forme d’un petit clip ; un dépistage est organisé au poste de santé dans la journée.

Ce combat vise principalement à appuyer les politiques publiques en vigueur et à venir en aide aux plus démunis.

Toutes ces actions visent à renforcer l’intérêt pour la dimension patrimoniale des cultures du fleuve et favoriser ainsi la prise en compte des richesses culturelles de cette vallée au travers d’un tourisme sensible.

C’est en effet, en proposant des alternatives économiques, en offrant un espoir de participer au développement local que la population de la vallée ne tournera plus son regard vers «les pays du Nord ».

Briser l’isolement, éduquer et favoriser la création d’emplois font partie des objectifs du festival. 

 

Au programme de cette édition 2016 : ADAMA de Simon ROUBY (2015), YELA, film documentaire de Ibrahima Wane et Fatimata Ly, LA VIE N’EST PAS IMMOBILE d’Alassane Diago.

Diffusion pour la première fois du film AGNAM LIDOUBE sur les lieux du tournage. Le réalisateur, originaire de ce village aborde les effets de l’émigration.

 

L’association est une petite structure qui fonctionne beaucoup en BROUSSE (région du Sénégal) et en plein air.

Le matériel subit beaucoup de souffrance surtout avec le vent et la poussières, sables. Elle a donc lancée une campagne de crowdfunding pour récolter les fonds pour la rénovation du matériel afin de faire perdurer ce festival.

Pour contribuer et soutenir ce beau projet rendez-vous sur la page dédiée : http://crowdfunding.festival-afrikabok.com

 

Documentaire de la tournée 2014 :

Plus d’information :

http://www.festival-afrikabok.com

– Page Facebook Afrikabok

 

N’oubliez-pas les amis, comme le disait la Baronne Bertha von Suttner : “Après le verbe “aimer”, le verbe “aider” est le plus beau verbe du monde.”

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3 Commentaires

  1. kylie
    31 janvier 2016 / 18 h 01 min

    Magnifique, touchant, bravo à lassociation

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